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Comment améliorer la nutrition au Cameroun I 10 paramètres

La nutrition au Cameroun fait face à un double défi : prévenir les carences tout en freinant la hausse des maladies métaboliques comme le diabète ou l’hypertension. Pour transformer durablement les habitudes alimentaires sans renier la richesse culinaire locale, dix paramètres clés doivent être pris en compte.

1. La valorisation des produits du terroir Le Cameroun regorge de trésors nutritionnels (moringa, djansang, taro, patate douce, macabo). Favoriser les aliments locaux bruts plutôt que les produits importés garantit un apport optimal en vitamines et minéraux.

2. Le contrôle de l’indice glycémique des repas L’alimentation camerounaise est riche en féculents. Associer les tubercules et céréales à une quantité suffisante de légumes feuillus (ndolé, folon, ezang) permet de ralentir l’absorption des sucres et de stabiliser la glycémie.

3. La modération des matières grasses frites L’huile de palme rouge possède d’excellentes qualités nutritionnelles lorsqu’elle est fraîche, mais la cuisson à haute température et la friture répétée altèrent ses bienfaits. Privilégier les cuissons à la vapeur, à l’eau ou à l’étouffée.

4. La réduction des produits ultra-transformés L’urbanisation rapide à Douala et Yaoundé s’accompagne d’une hausse des bouillons cubiques industriels, des sodas et des snacks transformés. Le retour aux condiments naturels (ail, gingembre, poivre blanc de Penja) est essentiel.

5. L’équilibre des portions quotidiennes Ajuster la taille des assiettes selon le niveau d’activité physique évite le surpoids. La moitié de l’assiette devrait être composée de légumes, un quart de protéines et un quart de féculents.

6. L’hydratation et le choix des boissons Remplacer les boissons gazeuses et les jus industriels par de l’eau, des infusions locales (kinkeliba, bissap sans sucre) ou de l’eau de coco contribue à une meilleure élimination des toxines.

7. La préservation de la santé digestive Une bonne assimilation dépend d’un microbiote équilibré. L’intégration d’aliments fermentés traditionnels et une mastication suffisante améliorent la digestion au quotidien.

8. L’amélioration de la conservation post-récolte Réduire le gaspillage et préserver la qualité nutritionnelle des récoltes nécessite de meilleures méthodes de séchage, de stockage et de transformation artisanale.

9. L’éducation nutritionnelle dès le plus jeune âge Sensibiliser les familles et les écoles à l’importance d’une alimentation variée permet d’ancrer de bonnes habitudes chez les enfants et de prévenir l’obésité infantile.

10. La qualification des professionnels avec l’Instituto ISMEC L’accompagnement nutritionnel ne s’improvise pas. Pour conseiller efficacement la population et concevoir des programmes adaptés aux réalités locales, s’appuyer sur une formation académique rigoureuse dispensée par l’Instituto ISMEC garantit un suivi scientifique, éthique et sécurisé.

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